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Ed. la Lanterne magique - Voyages aux îles du Grand Ocean - Les tribulations d'un négociant, armateur et ethnographe en Polynésie orientale 1828-1834

Auteur Jacques-Antoine Moerenhout
Edition, collection Editions la lanterne magique
Destination Tahiti et Polynésie Française
Pays, Région, Ville Tahiti et Polynésie Française
Type d'ouvrage Beau livre / Récit / Roman / Carnet de voyage
Votre voyage Avant de voyager, Voyage immobile (récits, romans...)
Date de publication 10 oct. 2006
Les notes de la librairie :
Notre appréciation "très" personnelle
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Je remarquai avec étonnement tous les changements qui s'étaient opérés partout, non seulement depuis ma première visite, mais même depuis mon départ pour le Chili, dans une courte absence de quatre mois. Le commerce des îles s'étendait graduellement. Je lui avais moi-même imprimé quelque mouvement, par la construction d'une goélette, l'armement d'un baleinier, le nombre de gens, tant Blancs qu'Indiens, que j'avais employés à une plantation, à faire de l'arrow-root, de l'huile de coco; à couper et à préparer une cargaison de bois à O-taïti, à Eiméo et même à Maïtéa. Les petits bâtiments et les plongeurs que j'avais envoyés aux îles Pomoutou, pour pêcher de la nacre; ceux que j'avais envoyés pour avoir de l'écaille de tortue; ceux que j'avais expédiés pour le Chili et reçus en retour; mes affaires avec presque tous les habitants les plus notables d'0-taïti, avec les navires qui les visitaient, et qui, maintenant, devenaient chaque jour plus nombreux; tout cela avait déjà donné à cette localité une importance qui y attirait des étrangers de toutes les classes, surtout des forgerons, des charpentiers, des tonneliers, des marins; et malheureusement aussi, plus encore de vagabonds, de déserteurs, de mauvais sujets, chassés de leurs navires, et qui, tous, pourvu qu'ils sussent s'occuper, trouvaient facilement à vivre en ce lieu, où, du reste, ils faisaient beaucoup de mal; car tous étaient des ivrognes, des gens querelleurs, donnant l'exemple d'une corruption inouïe et d'une vie horrible, même parmi les Indiens.D'après Paul de Deckker, dans sa biographie Jacques-Antoine Moerenhout (1797-1879), ethnologue et consul, publié aux éditions Au vent des îles, «(...) ces observations détaillées formaient d'une certaine manière un vade-mecum précieux pour quiconque, à l'époque, voyageait dans le Pacifique oriental.» H. Melville fait allusion au commerce florissant de la nacre auquel se livrait Moerenhout dans son roman Omoo, récis des Mers du Sud. Il le décrit en ces termes: «Pendant longtemps, Moerenhout, consul de France à Tahiti, mais Hollandais de naissance (en fait de nationalité belge), s'occupa de cette affaire. On prétend qu'en un an, il expédia en France pour cinquante mille dollars d'écaille.» Édité pour la première fois par Arthus-Bertrand en 1837.(Présentation de l'éditeur)

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