Editions du Canoë - Roman - De Lublin à New York
| Destination | Amérique du nord, Europe |
|---|---|
| Pays / Région | Pologne, USA |
| Région / Ville | New York |
| Auteur | Kadya Molodowsky |
| Date de publication | 12 févr. 2026 |
| Edition, collection | Éditions du Canoë |
De Lublin à New York a paru en feuilleton dans le Morgn Zhurnal avant d’être publié en 1942 par son autrice, dans la maison d’édition Papirene Brikn (Ponts de Papier), qu’elle avait créée avec son mari Simkhe Lev [...]
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Voici comment l'éditeur présente ce titre sur son site :
Trois mois après l’invasion de la Pologne, la jeune Rivke Zilberg se réfugie chez sa tante maternelle à New York auprès de son oncle et de ses deux cousins américains. L’arrivée outre-Atlantique éveille la curiosité, incite à des réflexions sur l’acculturation, sur l’étrange utilisation des bigoudis et sur la pertinence à se montrer aussi fourbe que Greta Garbo avec les hommes; réflexions qu’elle notera dans les 107 entrées de son « Journal » qui court du 15 décembre 1939 au 6 octobre 1940. Rivke devra avant tout apprivoiser une nouvelle langue, rencontrer des gens de son âge et trouver, par l’entremise de divers comités d’aide aux réfugiés, des petits boulots pour gagner sa vie (blanchisseuse, brodeuse, apprentie dans une manufacture de gants, dont l’atmosphère évoque les
ateliers décrits par Jean-Claude Grumberg et par Robert Bober). Bref, elle vit sa vie, est confrontée aux épreuves rencontrées par toute personne émigrée : l’acculturation, la solitude, les difficultés financières, la cacophonie régnant dans les comités d’aide aux réfugiés, la cruauté des syndicalistes dans l’industrie vestimentaire. Une série de personnages rencontrés au fil du temps tisse un lien entre l’ancien et le nouveau monde. Mais surtout, au-delà de ces préoccupations, elle entrevoit la possibilité d’une nouvelle vie sous un nouveau nom.
De Lublin à New York a paru en feuilleton dans le Morgn Zhurnal avant d’être publié en 1942 par son autrice, dans la maison d’édition Papirene Brikn (Ponts de Papier), qu’elle avait créée avec son mari Simkhe Lev. L’originalité réside dans l’effacement des frontières entre les genres. Certes, l’ombre de l’holocauste plane sur le « Journal » : Kadya s’inquiète du sort de sa famille restée en Pologne, tout comme sa protagoniste, Rivke, qui reçoit sporadiquement des bribes de nouvelles du pays par le biais de cartes postales ou de lettres mais l’optimisme règne malgré la gravité du thème et du temps. Ni une histoire de déracinement au sens propre, ni une histoire d’amour classique, ce roman relève davantage de la quête d’identité dans un monde confondant, effrayant, mais aussi franchement palpitant qu’inconnu, à une époque charnière et inquiétante de l’histoire.
Le roman sera adapté en pièce de théâtre (Une maison sur Grand Street), en 1953, et les représentations à Broadway, fait rare pour une pièce yiddish, feront l’objet de critiques très favorables dans la presse américaine de langue anglaise (Variety et New York Times).
(Source : Editions du Canoë)