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Actualités / Blog de la librairie

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Les mauvaises pèches

24/09/13

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L’idée d’écrire un article sur ce qui ne se vend pas en librairie m’est venu après avoir bradé, presque offert, le livre d’Al Gore « Une vérité qui dérange ». Ce livre correspond typiquement à ce que l’on nomme dans les commerces : Un nanar. Un achat auquel on croit, une mise en rayon correcte, une consultation épisodique des clients et soudain « le trou noir », le livre est présent mais on ne le voit plus, il se fait oublier. Parfois, il resurgit au moment de Noël lorsqu’un client fouine et dégote ce qui est peut être devenu une pépite.

Plusieurs catégories de « nanars »

Avant de devenir un invendu, un squatteur de rayon, le livre acheté a d’abord été séduisant, parfois survendu par son auteur ou son éditeur affirmant qu’il trouverait sa place dans une librairie de voyage, en tout cas dans ma librairie de voyage. Il y a aussi les coups de cœur assumés, ces collections auxquelles on croit et qui malheureusement se placent en troisième ou quatrième choix et ne sont donc pas achetées. Egalement, ces livres aux titres et aux auteurs alléchant qui font « pshiiiiiit » dès leur réception et enfin, pour ma part, des passions trop rapides pour des accessoires, des objets insolites qui, passé un certain temps, n’ont qu’une fonction : décorer les rayons à l’instar d’une plante verte.

Mais à tous les coups, si ce livre, cet objet est là, c’est qu’un jour j’ai pris la décision de l’acheter. Je suis donc le seul coupable. Il faut savoir dire non, au risque de décevoir, même blesser l’orgueil du vendeur et ça, je vous l’assure, c’est délicat lorsque l’on connaît la lente procession qui conduit à la création, l’impression et la mise en place d’un ouvrage

Ne pas savoir dire non face à une demande trop insistante

Alors là, il y aurait des dizaines d’exemples, je retiendrai 3 ouvrages.
Le premier est un livre-objet, Gothique brique rouge. Une idée, un concept même, intéressante puisque ce livre vous propose de voyager à travers la Baltique sur une thématique architecturale. La fameuse brique rouge qui orne les façades de ce patrimoine exceptionnel. Sauf que l’éditeur, Taïga, a trouvé l’idée lumineuse d’accompagner le livre….d’une brique. Oui, une brique. Mise en rayon impossible donc.
Lorsque j’ai vu arriver ce sympathique italien, Dario Rigoni, j’ai été envoûté par la personnalité de l’homme plus que par le contenu de ses livres de photos (Bretagne et région de Cinque Terre), un beau discours bien rôdé, je lui fais son chèque, je récupère ses livres et sitôt qu’il sort de la librairie je suis persuadé d’avoir fait un achat que je regretterai. Bingo ! Ses livres sont toujours en rayon et je ne vois pas comment je pourrai les vendre.
Enfin, auteur d’un excellent livre sur l’Everest, Pierre Dutrievoz, avait édité « Petites complicités », un livre écrit, dessiné à 6 mains : 2 enfants et leur papa. Une magnifique idée, des réflexions acidulées comme on les aime, des photos de paysages détournés…mais un livre qui n’a pas sa place ici, à coup-sûr, j’en étais déjà certain au moment de faire le chèque.

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Le plus stupide : acheter pour faire « plaisir »

En tant que commerçant, cela arrive régulièrement, par empathie vous décidez d’acheter un livre, une collection pour faire plaisir au représentant. Qu’imagine t’on en procédant de la sorte, que ce dernier va sortir de chez vous en sifflotant, heureux du plaisir qui lui a été donné de recevoir ? Qu’il passera une magnifique soirée, relatant ce geste héroïque de votre part auprès de sa femme et de ses enfants ?
C’est ce qui m’a été donné de réaliser plusieurs fois et notamment sur la collection de Berlitz, 100%. Une collection à laquelle je n’ai jamais cru, un manque éditorial flagrant, un choix de couleurs farfelu (imaginez une police d’écriture noir sur un fond bleu foncé). La raison qui mérite tout de même d’avoir 3 étoiles sur notre site c’est la qualité des cartes. Bref, là encore, ces guides sont là, bien installés, presque cachés…et pour longtemps.
L’autre anecdote où je me suis senti dans l’obligation d’acheter pour faire plaisir, c’était il y a plus de 15 ans, un représentant d’une collection italienne Bonechi (tiens, encore les italiens !) qui est arrivé chez nous déprimé, alcoolisé et je n’ai pas trouvé d’autres moyens de le faire sortir de la librairie autrement qu’en lui passant une petite commande. Ces livres, eux, n’ont que très peu trouvé le chemin de la sortie (et je le comprends parfaitement)

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La déception de l’échec des livres « auxquels on croit »

Là, c’est plus dur, le plus incompréhensible. Pourquoi, ces ouvrages qui sont pourtant excellents ne trouvent pas leurs lecteurs ?
Tout d’abord, cette collection qui meurt petit à petit sans avoir jamais connu le succès que je souhaitais tant pour eux. « Goutez… », une série de guide à voyager gastronomique (Agnès Viénot Editions) que j’ai testé et adoré. Un choix redoutable d’adresses, de conseils culinaires, de lieux de marché, de streetfood, le tout sur une mise en page richement illustrée. A coup sûr, cette collection a du coûter cher à réaliser, j’espère sincèrement qu’elle renaîtra de ces cendres. C’est une vraie déception personnelle de n’avoir pas su mieux encourager cet éditeur.
Et puis, il y a ce livre de Max Pam « No Hope », un des tous premiers carnets de voyage commandés, avant leur explosion éditoriale vers 2003/2004, un livre inclassable, un parcours secret sur le Tibet, des photos argentiques parfois de mauvaise qualité mais qui donne une force à ce récit, en anglais. Pareil, même à 5€ aujourd’hui, personne n’en veut et finalement je pense même que je serai triste le jour où il partira. Il me manquera.

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Enfin, les accessoires qui ne plaisent qu’à moi

Libre de choisir le contenu du stock de ma librairie, je m’autorise des petits virages. Souvent couronnés de succès comme les Spork ou même plus récemment les cartes du Monde à gratter, j’assiste parfois à des flops magistraux. 
Un demi flop pour les plans de ville à froisser (bradés à 6,65 euros au lieu de 12 euros) pour une raison toute simple, les seuls à se vendre furent Paris, New York et Londres. Et pour les avoir, le fournisseur « imposait » de prendre presque l’ensemble du catalogue. L’invention de ces plans et une brillante idée mais je regrette un graphisme peu envoûtant à l’impression. Le pire dans l’histoire, des clients m’en demandent encore…mais aucun de ceux qui nous restent.
Et puis, le meilleur pour la fin, lors d’un voyage à Berlin je tombe en extase devant le remarquable travail de ces jeunes qui récupèrent des bâches de camion (et autres matières à recycler) pour en créer des pinces à vélo esthétiques, solides et surtout pratiques. La marque se nomme Fahrer. Dès le début, les clients sont refroidis pas le prix : près de 14 euros pour une pince à vélo, c’est évidemment trop cher, je décide donc très vite de ne pas respecter le prix conseillé par le fabricant et je rogne sur la faible marge. Mais tant pis, j’aime tellement leur objet et l’éthique de leur petite entreprise. 2 ans se sont écoulés, nous en avons vendu quelques-unes mais, même bien en-dessous du prix d’achat (et de loin !), à 5 euros ces pinces à vélo ne partent plus, elles sont à peine regardées alors qu’elles se situent sur la caisse.

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De l’importance d’avoir des « invendables » dans le commerce

Je me souviens d’une discussion avec le responsable d’un grand magasin d’ameublement qui face à mon désarroi d’avoir parfois trop d’articles dont la vente étaient devenue très incertaine me définissait sa manière de voir le commerce. « Si tu vends si bien certains livres, c’est aussi grâce à la présence de ces « nanars », le guide que tu vas recommander, conseiller, sera forcément mieux mis en valeur si, à ses côtés, il y a ce guide dont tu ne sais faire que des critiques. ». Soit. voici donc une vision glaçante du commerce qui laisse de côté l’affect que nous portons souvent à nos chers livres et tout ce qu’il y a derrière eux.

(Pascal - le 24/09/2013)

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24/09/13

Plutôt sympa ce livre de Glénat sur le tour de France à pied d'Aurelie et Laurent Granier

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20/09/13

C’est bien connu, un secret ne se garde pas. Cette collection commence à bien me plaire. Elle est éditée par Prat éditions. Une mise en page colorée et des anecdotes redoutables. Il s'agit là d'une excellente première approche, un premier regard sur votre prochaine destination. 

Pour encore creuser plus en profondeur, aller découvrir des lieux étonnants, nous recommanderons la collection “insolite et secrète” de l'éditeur Jonglez

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17/09/13

La Colombie, de plus en plus demandée. Ce guide édité par National Geographic est une belle première mise en bouche. Une présentation générale du pays reprenant les principaux traits d'histoire et de société puis une belle mise en avant des régions à visiter avec des idées de parcours et de nombreuses photos pour égayer l'ensemble. Le guide est bien sûr dispo sur le site

(L'occasion est trop belle pour vous présenter une petite agence qui vous aidera à organiser votre voyage sur place (Corinne, qui y travaille, est une ancienne camarade de classe expatriée en Colombie, il me semble qu'elle connaît parfaitement ce pays)

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09/09/13

Chroniqueur en herbe

L'occasion de rappeler que nous possédons quelques guides et livres pour les enfants à la librairie ou ici sur le site mais si vous êtes rennais la bonne adresse pour vous procurer des livres jeunesse, c'est la Courte Echelle !

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03/09/13

Voici les 2 nouveautés de Septembre les plus attendues par nos clients !

Mais le nombre de ventes aurait gonflé de manière exponentielle si ces titres étaient sortis en Juin. 2 beaux pavés pour 2 belles destinations.

Arrivent également en nouvelles éditions chez Lonely Planet les guides de Namibie et de Bolivie, ainsi que le guide consacré au voyage avec les enfants.

C'est à la librairie bien-sûr et très rapidement sur le site. Nous avons une petite cinquantaine de nouveautés en retard à publier sur le site (cause vacances !) mais tout rentre dans l'ordre pour la fin de la semaine.

Nous en profitons pour souhaiter une excellente rentrée à tous !

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Des couleurs estivales

23/08/13

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C'est ce que voulait Anne pour cette nouvelle vitrine : prolonger l'été délicieux que nous avons connu avec ce bel enchaînement de couleurs flamboyantes.

Il est vraiment loin le temps où nous dressions nous-mêmes les vitrines et avec le recul c'était une horreur, il faut l'admettre.

Profitez-bien de vos derniers jours d'août…et pour ceux qui ont la chance de partir maintenant “Bonnes vacances”, “Bon Voyage” !

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23/08/13

Nous sommes en pleine instagramisation de la Vitrine. Résultat ce soir !

Encore un beau travail (en cours) effectué par notre étalagiste Anne Billon qui ne se limite pas à créer et poser les vitrines….elle répare également les bêtises que nous pouvons faire (du genre laisser macérer un double-face sur un support et être incapable de le décoller).

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Le Monde en stop

13/08/13

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Robin a commencé il y a quelques jours à mettre le nez dans Le Monde en stop de Ludocic Hubler chez GéoramaIl ne s'en est sorti qu'en terminant l'écriture de cette chronique, dense, qui prouve à quel point il a été transporté par la lecture de ce récit.

Les enjeux d’un périple hors-norme

Initialement parti pour réaliser un tour du monde sur deux ans, Ludovic Hubler partira finalement sillonner le globe durant cinq ans, entre 2003 et 2008. Il entamera ce voyage à la fin de ses études de management, se lançant ainsi dans ce qu’il nommera affectueusement son « doctorat de la route ». Son seul impératif sera de n’utiliser que le stop pour tous ses déplacements, même jusqu’en en Antarctique, où il se rendra par « cargo-stop » ; quant au logement, il en viendra à utiliser les sites d’hébergement participatifs que sont www.couchsurfing.org et www.hospitalityclub.org. Son trajet s’effectuera donc avec un budget quotidien particulièrement restreint, et reposera essentiellement sur la générosité des autres, chose sur laquelle il insistera longuement tout au long du récit. Dès le prologue, nous sommes prévenus d’emblée, le texte que nous nous apprêtons à lire a été réduit pour des besoins éditoriaux, sur les 1 800 pages rédigées nous n’en lirons que 400 : seul « l’essentiel » a pu être édité. Ceci explique qu’à la lecture, certaines destinations puissent paraître rapidement traitées comparées à d’autres. Malgré cela, l’ouvrage reste riche en péripéties, et l’écrivain-voyageur n’hésite pas à s’attarder sur les réflexions provoquées par ces épisodes.

Afin de ne pas trahir son projet impliquant la gratuité de sa mobilité il sera parfois amené à prendre certains risques, la plupart du temps tout se déroulera bien, comme au Tibet, où le stop est rigoureusement interdit et où certaines zones sont tout simplement proscrites aux étrangers : il passera les postes de contrôles caché sous des couvertures ou en les contournant à pied par la campagne, sans rencontrer aucun soucis majeurs. D’autres se dérouleront par contre plus mal, ainsi au Sénégal, en quête d’un bateau pour le Brésil, il essayera discrètement, sans l’autorisation nécessaire, de rentrer dans un port, il sera repéré et enfermé quelques heures dans une petite cellule sordide, en sous-vêtements.

Le stop : un voyage au plus près des réalités des pays

Le stop lui permettra de rencontrer de nombreux citoyens « lambda », et par la même d’obtenir des opinions profondément populaires et donc de voyager tout en étant au plus proche des habitants des pays visités. Ainsi il découvrira Téhéran aux côtés de la jeunesse iranienne, il participera avec eux à des fêtes privées, toutes fenêtres fermées, où les jeunes femmes troquent le tchador contre des jupes et consomment de l’alcool ; bien loin de l’Iran voulue par les mollahs.  Ce faisant, il sera également amené à confronter les différents points de vue des habitants : en Afghanistan il rencontrera un homme nostalgique des années 1960, où les hippies, en route pour le Népal, s’arrêtaient là et avaient droit à une hospitalité des plus chaleureuses, un autre afghan prenant part  à la conversation dira que, quant à lui, il ne désire aucune présence étrangère dans son pays, et qu’il prie tous les jours pour que tous partent de l’Afghanistan ou se convertissent à l’Islam. Il sera donc à même de relativiser tout jugement sur les cultures découvertes ainsi découvertes.

Les rencontres qu’il fera lors de ce voyage seront particulièrement disparates, il pourra ainsi être amené à rencontrer au Nicaragua de jeunes femmes diplômées qui, faute de débouchés professionnels, n’auront eu d’autres choix que de se prostituer pour survivre, il passera ainsi plusieurs heures à discuter avec elles, puis, reprenant sa route, se fera prendre en stop quelques centaines de kilomètres plus loin par le 4x4 flambant neuf de Victor Hugo del Pozo, alors candidat à la présidence du Guatemala, ils débattront également pendant deux heures de « la situation sociale du pays [et] des relations entre Indigènes et Blancs ». On le verra encore rencontrer un ermite isolé dans une maisonnette en Patagonie, tout comme il sera reçu par le dalaï-lama en personne lors de son séjour tibétain.

Toutefois cette proximité humaine aura aussi bien d’autres impacts que la simple découverte humaine et culturelle, ainsi il fera du bénévolat en Inde, au sein d’un des dispensaires fondés par Mère Teresa, et y sera confronté à la dure réalité du quotidien de la caste des Intouchables. Il y fera face à des scènes situées à la limite du soutenable : des hommes venant se faire soigner des plaies infectées et nécrosées depuis des mois, mais restant calmes, acceptant leur sort. Il découvrira également le sort réservé aux lépreux, qui, même guéris, resteront exclus de la société. Surpris par l’ambiance paradoxalement gaie du lieu, cette expérience le marquera profondément : « Je pensais trouver la mort mais c’est l’amour que j’ai rencontré. Le dévouement des sœurs et des volontaires, luttant pour amoindrir la misère de leur entourage est extraordinaire ; l’humilité et la gentillesse des patients émouvantes. »

Autant de rencontres que de visions du monde auxquelles auteur comme lecteur se confrontent

Toutes les rencontres qu’il effectuera lui offriront un kaléidoscope grandiose de différentes visions du monde. Cela ira de discussions avec les peuples-racines d’Amérique, qui lui feront nuancer la notion de « découverte » de l’Amérique par Christophe Colomb, jusqu’à son arrivée au Turkménistan, où il verra un pays mené pendant plusieurs décennies par un dictateur ubuesque, qui créa des lois interdisant aux jeunes le port de la barbe et des cheveux longs pour les hommes ainsi que des cheveux courts pour les femmes ; ce même homme s’est fait construire une statue en or massif à son effigie, pivotant tout au long de la journée pour rester face au soleil. Ou encore, il réussira à obtenir un visa pour un séjour en Corée du Nord, où il n’aura malheureusement (mais logiquement) pas l’occasion de parler avec le peuple nord-coréen, ou même d’y pratiquer le stop.

Dans certains pays, le ressenti des autres vis-à-vis de ce moyen de locomotion pourra être fréquemment largement négatif, ainsi au Texas le rédacteur d’un quotidien lui refusera une interview car il ne désirait pas « donner de mauvaises idées à ses lecteurs », Ludovic ironisera ainsi sur la « mauvaise idée » de visiter le monde. Il se verra également décerner plusieurs « doigts d’honneur » par des automobilistes américains, et, la pratique du stop étant interdite dans plus de la moitié des états, il sera régulièrement contrôlé par des policiers.  Il en sera de même en Australie, où son arrivée coïncidera malheureusement avec la sortie d’un film d’épouvante, relatant les aventures d’un serial-killeur auto-stoppeur ; ce qui ne manquera pas de refroidir les automobilistes. Cependant, Ludovic réussira toujours à se faire emmener, malgré plusieurs galères, dont une nuit passée dans l’Indiana, où il se verra contraint de passer la nuit au bord d’une autoroute, par -10°, sans duvet ni tente.

Le point de vue du globe-trotteur

La grande force de ce récit de voyage réside dans les leçons tirées, que Ludovic Hubler raconte ici avec une écriture simple et efficace. Après son séjour en Corée du Nord, il s’interrogera ainsi sur la conception de la liberté, tout comme l’expérience du dispensaire indien lui fera relativiser la notion de souffrance. La grande conclusion qu’il tirera de tout son périple sera une conviction de la bonté naturelle de l’homme. Dans toutes les régions qu’il aura traversé, la majorité des gens se sera montrée honnête, généreuse et hospitalière, il rentrera donc convaincu que la haine et la cruauté ne sont que culturelles, et donc possibles à combattre.

L’autre grande conclusion de ce voyage est écologique, ayant voyagé aux quatre coins du globe, Ludovic a pu voir de ses yeux la déforestation au Panama, ainsi que la réelle fonte des glaces en Antarctique, où tous les indicateurs sont véritablement en train de tourner au rouge, tout comme ceux des rivières, extrêmement polluées, d’Afrique. De plus, lors de ce tour du monde, le globe-trotteur aura su réduire sa trace carbone à zéro, dans la mesure où tous les trajets motorisés auxquels il prit part auraient eu lieu, avec ou sans lui. Ce récit s’inscrit donc dans une perspective résolument éco-consciente.

Ce livre est de ceux qui font ressentir les voyages, écrit dans une langue claire et imagée, l’auteur ne s’embarrasse pas de figures de style, ainsi chacune des expériences ou des visions exprimées par l’écrivain peut s’associer à une idée concrète que nous avions déjà, que ce soit pour briser un préjugé (comme pour l’Iran ou l’Afghanistan) ou pour étayer une vision (comme pour la Corée du Nord). On se prend ainsi d’amitié pour ce voyageur, découvrant peu à peu la réelle générosité universelle, palpable, s’abstenant toujours de jugement de moral, même lors des conversations difficiles. L’arrivée, le retour au pays, après toutes ces pérégrinations, paraît irréel : « Mais ce que je ressens est fait de tout ce que j’ai vécu pendant ces cinq années. Personne ne peut vraiment l’éprouver de la même façon, et donc le partager réellement. […] L’arrivée représente sans aucun doute un plaisir, une jouissance forte et instantanée. La route, elle, constitue un bonheur durable, moins intense peut-être, mais plus profond ».

L’après voyage…

Aujourd’hui, le globe-trotteur vit à Menton, et travaille pour l’organisation « Peace and Sport », promouvant les valeurs ainsi que la pratique du sport afin de créer des liens entre différentes communautés, et ainsi œuvrer pour la paix. L’organisation agit dans des zones « rendues vulnérables par l’extrême pauvreté, les séquelles des conflits ou l’absence de cohésion sociale » (cf. leur site). Depuis peu, il a également participé au lancement de l’initiative « Travel with a mission », un site simplifiant les démarches pour des routards désireux de participer à des voyages engagés, ce en les mettant directement en contact avec des personnes potentiellement intéressées par leur projet (universitaires, hôpitaux, etc…).

Le lien pour le livre sur notre site : Le Monde en stop, Ed.Géorama

Le site web de Ludovic Hubler : http://www.ludovichubler.com/fr/

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09/08/13

On a encore joué pour préparer notre prochaine vitrine.

Résultat fin août, quand Anne, notre étalagiste préférée, va nous mettre tout cela en place. Nous ne manquerons (évidemment) pas de vous tenir au courant !

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08/08/13

Impossible de ne pas esquisser un sourire devant cette planche de Sylvain Mazas.

Sylvain est l'auteur de cet excellent livre au nom évocateur : Ce livre devrait me permettre de résoudre le conflit au Proche-Orient, d'avoir mon diplôme et de trouver une femme. Tout un programme. On ne vous dit pas s'il y arrive à la fin mais je peux vous annoncer qu'il a notre respect éternel !

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07/08/13

Le coup de vieux avec l'arrivée des millésimes 2014 du Routard.

La Guadeloupe et l'île Maurice sont les premiers à intégrer les rayons de la librairie. Courant Août sortiront également la République Dominicaine, la Jordanie, Martinique, Cuba et la Réunion. Soleil ? Vous avez dit soleil ?

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02/08/13

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Je sens q'une chronique de livre se prépare derrière mon dos

Les marque-pages qui s'entassent dans le livre, cela ne trompe pas…

Vous devriez avoir le plaisir de lire très prochainement une chronique sur un livre, pas forcément récent, qui traite d'un long voyage et d'une manière de voyager bien particulière.

En attendant, je vous souhaite un excellent week-end par ici ou en partance…

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29/07/13

Mi-septembre, vous découvrirez le “Routard Express" dont l’objectif est de concurrencer les Cartoville Gallimard.

Ce ne sera pas une mince affaire tant les Cartoville sont ancrés depuis plusieurs années dans le paysage des guides de voyage. Ils sont reconnus notamment grâce à leur astucieux système de pliage. Là, pour le coup, déjà un point pour ces derniers tant le pliage du “Routard Express” est peu pratique….et en tant que libraire je peux vous assurer que s'ils ne sont pas mis en avant, ils seront introuvables en rayon !

Maintenant, il y a la force du Routard derrière, à eux de poser leur patte.

Les Cartoville sont autour de 8.90 euros quand les “Routard Express” seront à 4.90 euros.

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25/07/13

Nos envies du moment…

Entre 2 clients, nous prenons le temps de nous plonger la tête dans le ventilateur, notre meilleur ami depuis début juillet.

Nous en profitons pour vous signaler q'un coup de peinture vient d'être effectué sur le site. Parmi les nouvelles fonctionnalités celle qui vous permet de partager la page d'un guide, d'une carte ou d'un livre avec vos amis sur vos réseaux sociaux préférés. 

Un grand bravo pour le travail effectué par l'équipe d'Addviso

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